| Patrick Moriau DEPUTE - BOURGMESTRE POLITIQUE GENERALE |
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Discours du Député-Bourgmestre,
Patrick MORIAU, Président fédéral.
Rassemblement des Aînés socialistes à Marchienne-Au-Pont, le 24 avril 02.
Citoyens, Citoyennes, Chers Camarades,
Permettez-moi de vous accueillir au sein de notre Fédération de Charleroi pour ce rassemblement des aînés de notre parti.
Cette manifestation, nous souhaitons qu’elle devienne régulière à l’occasion des manifestations du 1er mai.
Car vous le savez, je n’ai eu de cesse au sein de notre mouvement de plaider pour la convivialité.
Car le socialisme c’est aussi ce nécessaire, je dirais même ce vital besoin de nous retrouver entre nous.
Déjà lors de mon accession à la présidence fédérale, j’avais évoqué cette indispensable logique de convivialité et de proximité qui doit présider nos actions et nos comportements.
Aujourd’hui, cet engagement de l’époque est bien plus évident.
Car mes chers camarades, pour le politique que je suis de cœur et de raison, de convictions, je dois vous avouer que le scrutin terrible de ce dimanche en France me donne la nausée et me pousse à la révolte.
Révolte contre ceux qui prônent l’apolitisme béat et le désengagement en disant « ça sert à rien… d’aller voter » et qui aujourd’hui manifestent pour exorciser leur faute.
Révolte contre ceux qui ont banalisé les discours extrémistes par leur attitude ou la récupération de leurs thèmes démagogiques…
Révolte contre ceux qui tiennent des discours paillettes aseptisés censés plaire à tout le monde et qui ne touchent personne…
Révolte encore contre le mépris, l’indifférence qui éloignent nos citoyens d’une classe politique qui a parfois tendance à se complaire dans l’autosatisfaction.
Révolte contre l’absence de réflexion et de prise en compte des leçons du passé.
Révolte contre les chantres de la modernité qui « ringardisent » les vraies valeurs…
Révolte contre ceux qui oublient parfois qui ils sont !
Mes chers amis,
Nous devons être fidèles à nos valeurs, fidèles à nos engagements, nous devons être fidèles à nous-mêmes si nous voulons changer les choses autour de nous.
Et ces engagements politiques, vous le savez tous, ils sont d’abord et avant tout locaux parce que là est la base de la démocratie.
Près des gens.
Un travail quotidien, concret et efficace.
Dans chaque commune.
Nous en savons quelque chose, ici, dans les 14 entités de notre arrondissement, les 75 anciennes communes.
Ce sont les socialistes qui, là au pouvoir dans les 14 entités qui agissent pour qu’il y ait plus de solidarité sociale !
Bien évidemment, la démarche est la même dans notre fédération sœur de Thuin, dont je salue les camarades présents et son président, mon collègue, Jacques Fauconnier et son secrétaire fédéral, José Wiard.
A la Province, à la Région, à la Communauté, au Fédéral et à l’Europe.
Notre utilité est inscrite dans notre action quotidienne, auprès des gens, avec les gens.
La première mission du socialisme démocratique réside dans cette action. Une action de proximité.
C’est vrai, nous avons peut-être parfois oublié que le socialisme s’adresse aux personnes, aux individus.
Autrefois axé sur la contradiction entre intérêts des travailleurs et intérêts du patronat, le socialisme démocratique doit se tourner davantage aujourd’hui vers cet antagonisme insupportable entre, d’une part, les nantis, les rentiers, les spéculateurs, les profiteurs du système et, de l’autre, les précarisés et les exclus, les individus solitaires qui ont le sentiment d’avoir perdu leur place dans la société, leur identité, leur reconnaissance.
Camarades, mes amis,
Les jeux en coulisses, les jeux de rôle, les vieilles querelles et les polémiques, les ambitions personnelles et les stratégies de carrière, n’intéressent personne !
Mais tout cela fait partie des habitudes, des traditions, des rites inhérents à la politique politicienne.
Mais non, il ne faut rien attendre de ces rites sans fondement.
Dans la résurgence de l’extrême droite et dans l’effritement de la gauche un peu partout en Europe, il ne faudra rien attendre non plus des discours incantatoires et des lamentations résignées. Plongés dans les regrets d’un quelconque paradis perdu, les pessimistes se condamnent à n’être que des spectateurs.
La gauche voudrait elle revenir au passé ?
Sera-t-elle conservatrice, immobile, réactionnaire ? Certainement pas.
Elle sera progressiste, réformiste, inventive, volontaire et radicale ?
Oui, nous sommes des acteurs du changement.
Oui, nous sommes un parti de mouvement et de progrès.
Défendons nos réalisations !
Innovons, soyons créatifs !
Sans arrogance.
Avec la modestie de ceux qui savent que rien n’est jamais acquis.
Camarades,
Notre travail doit être ouvert et près de nos gens, sans préjugés, sans tabous, sans a priori.
Il nous faut réconcilier le politique et le citoyen.
Nous devons redonner un sens à la politique comme service au bien commun.
Nous devons redonner un sens au socialisme démocratique, ici, dans notre région, parce qu’il est notre histoire, notre avenir et notre espoir.
Vous en êtes les témoins et les acteurs par votre militantisme.
Je vous en remercie.
Et je vous souhaite d’ores et déjà de bonnes fêtes de 1er mai.