Patrick Moriau
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INSTALLATION DU CONSEIL

 

 


Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,


Qu’il me soit tout d’abord permis de m’adresser à mes 22 collègues mandataires communaux.

D’abord, pour les féliciter du résultat qu’ils ont obtenu le 8 octobre dernier et pour saluer leur installation dans leurs nouvelles fonctions depuis quelques minutes.

Il y a quelques jours, nous célébrions les premières minutes d’une nouvelle année, du XXIème siècle et du 3ème millénaire.

En cet instant présent, nous vivons les premiers pas de la première mandature de ce nouveau millénaire.


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Un nouveau millénaire qui va certainement dépasser en avancées technologiques celui que nous venons de quitter.

Certes, il ne s’agit surtout pas de prédire l’avenir : cela est bien trop hasardeux. A cet égard, je ne résiste pas au plaisir de vous citer quelques perles relevées il y a quelques années et annonçant nos années mythiques 2000-2001.

Ainsi le commandant Cousteau en 1964 déclarait : « en 2000, les terriens se seront déjà partiellement transformés en meriens. Beaucoup habiteront des maisons aquatiques et les branchies artificielles auront été développées : les premiers hommes amphibies seront nés ».

En 1971, le Président Richard Nixon assurait : « en l’an 2000 les Américains marcheront sur Mars »
En 1971, toujours, l’économiste américain Joseph Bonner affirmait : « Je prévois la disparition totale du travail humain au plus tard pour 1999 ».

Le biologiste Henry Dreyfus en 1969 annonçait qu’en 2000 nos plats seraient préparés dans des sachets en plastique équipés de prises électriques dont on pourrait déguster l’emballage…

Et je pourrais poursuivre car c’est la mode en fin d’année, ce qu’il faut bien appeler le bêtisier de la science.
Pourtant, la fin du siècle dernier a néanmoins vu une évolution scientifique considérable qui a porté conséquence sur nos comportements, nos idées, notre vie au quotidien. Que ce soient les techniques d’information, la génétique, la médecine et surtout la communication.

Et pourtant c’est là que nous rencontrons d’immenses paradoxes :
Alors qu’avec Internet et le GSM, plus personne ne peut être isolé, jamais l’individualisme et la solitude n’ont été aussi présents dans nos sociétés.
Alors que la télévision par exemple constitue un fantastique outil de savoir, la connaissance n’a jamais été aussi dualisée.
Alors que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter dans les pays riches, les pays du Sud ne cessent de s’appauvrir, et ce malgré des accroissements de richesse au niveau global sans précédent.
Ces quelques évidences que je viens d’énoncer très brièvement ne sont pas sans effets directs voire indirects sur nos états, nos régions, nos communes…
Ainsi la dualisation de la connaissance a pour conséquence que l’enseignement ne doit plus comme par le passé être la seule transmission du savoir… nos enseignants se doivent aujourd’hui d’être en plus des assistants sociaux, des psychologues, des gestionnaires et parfois même des auxiliaires de police.

Le déséquilibre Nord/Sud mais aussi la résurgence des nationalismes entraînent des situations comme celles que nous vivons aujourd’hui quant à l’afflux de réfugiés.
Oui, notre pays est un pays d’accueil mais nous devons lutter contre les filières d’exploitation humaine tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre Etat, a fortiori quand j’entends le Vlaams Economisch Verbond annoncer la nécessité d’un minimum de 25.000 personnes à accueillir…
Ce n’est certainement pas par philanthropie.

L’individualisme, le repli sur soi, entraînent la « ghettoïsation » (vous me permettrez ce néologisme) de notre société avec ses corollaires : absence de solidarité, chacun pour soi, xénophobie et racisme.

La mondialisation écervelée sans régulation basée sur la nouvelle religion qu’est le « Marché » et son prophète le NASDAQ entraînent des cohortes d’exclus et tant et tant de problèmes sociaux qui mettent en péril l’existence même de certaines institutions en particulier notre sécurité sociale.

C’est dans un tel contexte que s’annonce Mesdames, Messieurs, Chers collègues, le 3ème millénaire de l’Humanité.

Il y a donc des combats à mener à différents niveaux : local, régional, national et surtout international. Mais une chose est sûre : tout est lié.

Et il s’agit donc surtout d’agir sur tous les leviers possibles dans la perspective d’une société basée sur la solidarité et la responsabilité, celle à laquelle nous aspirons tous.
« Penser global, donc et surtout agir local » c’est ce que depuis 6 ans nous avons voulu être la base même de notre action à Chapelle-Lez-Herlaimont. Car s’il ne s’agit pas de prédire l’avenir, gouverner nécessite toujours de prévoir…
A fortiori aujourd’hui dans un monde qui évolue si rapidement.


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Car en outre, indépendamment de ce contexte que je viens de décrire, cette mandature communale ne commence pas dans la sérénité que la démocratie locale est en droit d’attendre.

De plus en plus, une dérive pernicieuse s’installe : les pouvoirs dits supérieurs (Etat fédéral, régions et communautés, voire l’Europe) prennent de plus en plus de décisions qui mettent en péril l’existence même de la gestion municipale.
Les plus anciens de ce conseil s’en souviendront. Déjà jeune conseiller communal, je m’insurgeais contre ces décisions des autres niveaux de pouvoirs dont l’exécution est intimée unilatéralement à charge des communes.
Mais aujourd’hui, (et je souhaite me tromper), cela frise la stratégie d’asphyxie vis-à-vis des municipalités. J’ai attiré l’attention à maintes reprises en tant que Député et plus encore pendant la campagne électorale communale sur cette évolution dangereuse.
En effet, on pourrait imaginer que dans un pays qui compte 4 niveaux de pouvoirs, l’ère du temps viserait à limiter les marges de manœuvre du plus petit subordonné, à savoir l’autonomie communale.
Cela peut se concevoir !
Mais cette hypothèse va non seulement à l’encontre de l’Histoire de notre pays fondé sur ses villes et communes mais aussi contre le principe même de base de la démocratie que constitue la commune.
J’en veux pour preuve les quelques faits qui sont autant d’enjeux qui nous attendent :

· La désignation des bourgmestres
· La réforme des polices
· La bureaucratisation de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire
· La réforme fiscale
· Les traitements
· Les dividendes
· La politique des réfugiés.


1. La désignation des bourgmestres.

A ce jour, un grand nombre de bourgmestres n’ont pas encore été désignés. J’en suis.

Sommes-nous indignes ?

Pourtant, la plupart d’entre nous, installons nos conseils, faisons prêter serment …
Pourtant, nous recevons des instructions qui nous sont adressées en tant que bourgmestres… et cela continuera, prestation de serment ou pas…
Pourtant, je suis installé comme député depuis l’an dernier et ce pour la 2ème fois…

Dès lors, je déclare donc solennellement qu’en ce qui me concerne : ma légitimité démocratique (a fortiori eu égard au pourcentage de confiance que j’ai obtenu quasi unique dans ce pays) me suffit amplement pour exercer mon mandat comme je l’ai fait (et on me l’a laissé faire, on ne m’a pas suspendu) depuis 3 ans c’est –à-dire, depuis la lamentable affaire de financement du PS qui serait paraît-il, c’est la presse qui le dit, à la base du retard de ma prestation de serment.
Ce n’est pas le lieu de m’expliquer une fois de plus sur le fond et je m’en suis déjà tant de fois expliqué.
Mais je note en passant que c’est encore comme toujours dans cette affaire la presse qui m’informe, n’ayant à ce jour reçu aucune information officielle.

Au-delà, de cet épisode qui, je l’espère, sera de courte durée, nous devons nous poser la question sur les conséquences humaines car cette forme de discrédit a toujours des effets sur la famille, les proches, les amis, mais aussi quant aux conséquences démocratiques car on imagine comment ce type de situation pourrait-être utilisé dans un régime fort afin de casser la décision issue des urnes…
Je sais que certains s’interrogent notamment à propos de l’élection directe du bourgmestre.
C’est un débat auquel nous n’échapperons plus.


2. La réforme des polices.

Sans entrer dans le détail, car incroyablement tout n’est pas encore défini, prétendre que cette réforme ne coûtera rien aux communes relève de la naïveté déconcertante…
Un seul exemple : à partir de 2002, les agents de la police supra locale ne cotiseront plus au niveau de la commune mais celle-ci devra continuer à prendre en charge le paiement des pensions des agents partis à la retraite avant le 1er janvier 2000. Et donc un impact sur nos budgets.


3. La bureaucratisation de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire.

Les municipalités, nous en sommes, qui ont décidé d’assumer leurs responsabilités en relançant les secteurs des investissements tant économiques qu’individuels se retrouvent systématiquement confrontés à une administration bornée, coupée souvent de la réalité du terrain, voire discriminatoire.
Cela constitue indubitablement un obstacle important à l’autonomie communale.


4. La réforme fiscale et la dette de l’Etat vis-à-vis des communes.

C’est clair quand le gouvernement diminue l’impôt, et je ne suis pas de ceux qui critiquent la mesure, cela a inévitablement une répercussion sur la part fiscale allouée aux communes, de loin leur recette la plus importante.
Aucune compensation n’étant prévue voilà un défi qu’il nous faudra relever a fortiori en regard du retard mis par le ministère des finances pour ristourner notre dû légal, sans parler de la dette vis-à-vis de notre entité qui se monte aujourd’hui à plus de 60 millions.


5. Les traitements.

Certes il fallait revaloriser les traitements des mandataires en particulier dans les communes de moindre importance où l’exercice du mandat politique relevait souvent du sacerdoce. La loi présente, jointe à celle sur l’interdiction de cumul, en vigueur dès 2001, loin de faire des bourgmestres et échevins des millionnaires, comme certaines bonnes âmes anti-politiques l’ont laissé pré supposer, placeront à un niveau décent de démocratie les émoluments des politiques.

Cependant, cette mesure aura un impact sur la masse salariale des budgets communaux a fortiori lorsqu’on y ajoute avec les applications de la révision générale des barèmes pour tous les agents communaux et CPAS.


6. Les dividendes.

La libéralisation du gaz et de l’électricité aura sans nul doute un effet négatif sur le « return » venant des intercommunales vers les communes.
Certes il est prévu des compensations tels que par exemple le droit de voirie mais les effets des la concurrence sont difficilement prévisibles… Il est donc difficile d’en mesurer l’impact dès à présent mais, nul doute qu’il sera négatif.

Dans ce chapitre, je pourrais ajouter la hausse du pris de l’énergie qui touche les pouvoirs locaux comme tout un chacun mais dans des proportions plus considérables dans la mesure où les services doivent toujours être assurés et sont même davantage exigés.

Un seul exemple,
Elle est finie l’époque où nous allions à l’école avec des « grippettes » par temps de verglas, aujourd’hui, il faut que chaque citoyen ait sa chaussée dégagée dès son réveil… exigence qui, vous en conviendrez est impossible à réaliser mais que l’on doit essayer de rencontrer quand même au mieux des possibilités.

Toujours dans ce chapitre, la hausse constante du coût inhérent à la collecte et au traitement des déchets ménagers qui ne peut être stabilisé voire éventuellement amoindri que par une comportement civique du citoyen.
Hélas ! 1000 fois hélas ! nous sommes loin du compte du principe « pollueur-payeur » quand on constate ce qui reste à charge des communes du fait de l’absence de prise de conscience de ce problème en terme de solidarité responsable.


7. La politique des réfugiés.

En ce domaine les quotas d’accueil non seulement augmentent de mois en mois mais les candidats qui ne sont pas domiciliés dans la commune de secours ne voient leur aide octroyée par le CPAS que remboursée à raison de 50% par l’Etat fédéral.

Cela amènera dès facto une augmentation de la dotation communale dans le CPAS.


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Et je pourrais ajouter la stagnation du fonds des communes, la pénalisation des communes dynamiques (ainsi à Chapelle, nous perdons au fonds de pauvreté, en dotations spécifiques, en discrimination positive, parce que nous avons diminué notre chômage de manière drastique…)

Je pourrais également développer l’impact de l’extension des avantages sociaux à tous les réseaux d’enseignement ou l’accueil de la petite enfance, sans compter les nouveaux défis liés à l’évolution de notre société comme le bienheureux vieillissement de la population ? qui induit un coût collectif dont nous devons tenir compte.

Bien sûr, nous ne remettons pas en cause la plupart de ces initiatives mais il est grand temps que les pouvoirs décideurs prennent les mesures nécessaires afin de financer leurs décisions et leur exécution.
C’est cela la responsabilité !
J’ai parlé du droit de voirie… la ristourne du gain fiscal par l’état sur les traitements des bourgmestres et échevins est une autre piste (cette plus-value se monte à 1,5 milliard de francs).

L’accélération du paiement des additionnels, l’abandon des 3% de prélèvement par l’Etat pour frais administratifs sur les additionnels à l’I.P.P., la révision d’un cadastre plus juste et plus adapté, la liquidation de la dette de l’Etat vis-à-vis des communes sont autant de combats auxquels j’entends bien m’atteler avec bon nombre de mes collègues (entre nous, qu’ils aient prêté serment ou pas).

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Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,


Après cette large description peut être quelque peu grise, permettez-moi de vous rappeler ma devise, elle est de GRAMSCI « L’optimisme de la volonté allié au pessimisme de la lucidité ».
Et après la lucidité, j’en appelle à votre volonté !

La 1ère séance du Conseil communal, c’est un moment hautement symbolique et marquant pour la Commune, mais aussi pour chacun d’entre nous, surtout pour celles et ceux qui font leurs premiers pas au sein de cette assemblée.

Pendant six ans, nous sommes appelés à collaborer ensemble.

Une élection au sein d’un Conseil communal n’est pas une fin en soi.

Car même si l’on en retire tout naturellement une satisfaction personnelle et une reconnaissance parce qu’elle est souvent l’aboutissement d’une vie militante au service d’une noble cause, la procédure d’installation, l’investiture en quelque sorte, marque le début d’une mise au service de la démocratie et de la collectivité locale pour assurer son bien-être, son épanouissement, encore et encore.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Tant qu’il restera ne serait-ce qu’une seule victime du hasard de la vie, une personne seule avec enfants qui attend un logement, une personne du 3ème âge à mobilité réduite souffrant de solitude, un jeune qui déprime dans l’attente d’un emploi… et je pourrais multiplier les exemples…
Tant qu’il restera une seule injustice… Il y aura du pain sur la planche !


Car le conseil communal, c’est le lieu où, démocratiquement, on représente la population locale dans son ensemble, où l’on discute des problèmes qui se posent à la gestion de l’entité, où l’on y apporte les solutions les plus adéquates, où l’on prépare l’avenir de la Commune et de ses gens.

Les anciens connaissent l’ambiance qui y règne. Les nouveaux apprendront vite à s’y plonger.

Les membres du conseil communal ont l’obligation morale de s’impliquer dans leur rôle, de privilégier l’intérêt général, de connaître et de comprendre leurs dossiers, d’être assidus.

Ils doivent connaître l’étendue et les limites de leurs prérogatives et j’entends bien poursuivre la revalorisation de la fonction d’élu qui nécessite énormément de sacrifices pour souvent peu de gratitude par le biais des commissions.

Parce qu’en fait, mes chers Collègues, nous allons nous retrouver entre nous au conseil communal, entre personnes responsables unies par un même idéal et des valeurs similaires, même si nous représentons tous des sensibilités différentes, heureusement d’ailleurs.
Il n’y aura pas de majorité écrasante et une opposition écrasée.

En outre, nous n’aurons pas à nous farcir la présence d’individus qui véhiculent des thèmes racistes et d’extrême-droite qui auraient pu venir ternir la sérénité de nos débats.

C’est heureux, comme ça l’est dans la plupart des villes et communes de notre région où l’on est parvenu à endiguer ce phénomène inquiétant.

Mon souhait le plus cher est que se perpétue l’ambiance qui a présidé à nos débats au cours de la mandature qui vient de s’achever.

Grâce à cela, grâce à l’absence de débats stériles ou de blocages en tous genres, face aux défis qui se dressaient devant nous, nous sommes parvenus à réaliser de grandes choses.

Je ne reviendrai pas sur ce bilan qui est loin d’être un aboutissement. Cela a été fait en son temps et en d’autres circonstances plus propices.

L’ampleur du travail accompli ne doit pas pour autant nous faire oublier que nous ne sommes certainement pas allés jusqu’au bout des choses, qu’il faut sans cesse remettre le travail sur le métier parce que rien n’est acquis.

C’est la raison pour laquelle j’induirai une action qui continuera à tourner autour des thèmes que sont :


· La cohésion sociale, ce thème primordial qui sous-tend bon nombre de nos actions depuis six ans maintenant et qu’il convient d’entretenir et de renforcer toujours et partout parce qu’on ne change pas de mentalités en si peu de temps ;
· Le social, parce que, malgré les résultats acquis, l’exclusion n’a pas encore été complètement éradiquée et que de nouveaux besoins apparaissent ;
· L’économie, parce que le développement de notre Commune peut atteindre un niveau supérieur et se doit de répondre aux sollicitations dont nous sommes l’objet ;
· La sécurité, par la prévention, le recours aux nouvelles technologies et la mise en place harmonieuse et efficace de la zone de police.

Mes collègues du Collège, viennent de vous préciser la manière dont ils envisagent d’animer les départements dont ils ont la charge. Je ne m’y étendrai pas davantage. Leurs engagements constituent un fameux plat de résistance qui montre à quel point l’activité sera intense au sein des instances communales.

Dès à présent, je les remercie d’avoir accepté de relever les défis qui reposent maintenant sur leurs épaules.

Je suis convaincu que nous formerons une équipe très douée pour présider aux destinées de notre bonne commune de Chapelle-Lez-Herlaimont.

Quant à moi, outre les prérogatives particulières inhérentes à la fonction de bourgmestre, je gèrerai le budget, l’état civil, la fonction publique, les relations publiques internationales, le temps disponible, ainsi que la mobilité et le concept de la citoyenneté.

Il est clair qu’a fortiori l’axe de mon action sera double : solidarité bien sûr et responsabilisation de tous les acteurs, je pense notamment au sport, à la jeunesse et au 3ème âge par des instances ou des groupes de travail ad hoc.

Mais aussi responsabilisation de l’ensemble de nos concitoyens à la prise de conscience planétaire : car si la survie d’un enfant du Tiers Monde dépend de notre comportement, la survie de notre système social dépend de notre capacité à aider sur place ceux qui sont inéluctablement attirés et tentés par la vision parfois trop idyllique de nos sociétés.

Tous ensemble conseillers communaux, échevins et bourgmestre, dès aujourd’hui, conseillers de l’aide sociale dans quelques semaines, ou encore responsables des institutions et associations para communales, nous avons maintenant six ans devant nous pour continuer à conférer un nouveau visage à notre Commune.

Ce visage que nous voyons dans nos rêves, mais qui n’est pourtant pas une chimère parce que nous avons déjà commencé à le façonner.

Un visage qui respire le bien-être, la joie, dans les yeux duquel se reflètent la cohésion sociale, la solidarité, l’intégration sociale, la convivialité, l’épanouissement et la justice.

Un visage qui montre qu’on se sent bien là où on a planté ses racines, qui montre à quel point on se sent mieux ici qu’ailleurs parce qu’on y trouve tous les ingrédients tout simplement du bonheur.

Nous ne serons pas trop, à une poignée de responsables communaux, pour mettre à profit notre talent de sculpteur d’une société qui n’arrête pas de gigoter et je fais donc, dès à présent, appel à l’équipe.

Cette équipe je le répète c’est en fait l’ensemble de notre population à laquelle je lance un appel à la fois convivial, ferme et pressant.

Sans sa collaboration, sans son soutien, sans sa réponse dynamique à nos initiatives, nous risquons fort de passer à côté de nos ambitions, aussi légitimes soient-elles.

Dans le respect du cadre de vie, dans la propreté, dans le respect du patrimoine collectif, elle peut certainement mieux faire.

Nous nous emploierons à l’en convaincre davantage car ce discours était déjà celui d’il y a 6 ans.
C’est un discours d’humanisme qui s’oppose à la gestion froide, déshumanisée…

Nous fûmes compris et la confiance est plus qu’intacte. Elle est même renforcée.
Chapelle, Godarville et Piéton sont des localités où il fait bon vivre et le resteront !
Notre entité est l’entité du cœur, de la solidarité, de la fraternité, de la convivialité.

Elle l’a abondamment prouvé.

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Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,

Je suis fier d’être le bourgmestre de Chapelle-Lez-Herlaimont.