| Patrick Moriau DEPUTE - BOURGMESTRE VIE PUBLIQUE |
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Edito février 04
Et revoilà la neige…
Avec janvier et février, se ramènent inévitablement les quelques jours de neige ou de verglas traditionnels.
Joie des enfants, plaisir de quelques amateurs de ski de fond… mais tracas pour ceux qui doivent se déplacer et doléances face à ce que certains dénoncent comme une « incurie des services publics »…
Au risque de me répéter, je me dois de rappeler quelques évidences :
- la situation de Chapelle au point culminant (rue de la Crête) de la jonction des bassins de l’Escaut et de la Meuse, a pour conséquence quelques degrés de différence avec les communes limitrophes.
Par exemple, s’il fait 1° à Morlanwelz, il fait 0 ou 1° à Chapelle, si bien que le sel ayant fait fondre neige ou verglas, « regèle » chez nous mais pas ailleurs… et recrée une couche verglacée inéluctablement…
- 80 km de voirie empêchent bien évidemment que toutes les rues soient nettoyées en quelques minutes a fortiori quand les obligations légales déterminent les circuits prioritaires (transports en commun, accès autoroutes, …)
- Des circonstances climatiques exceptionnelles comme la tempête de neige de ces derniers jours sont rares (la dernière précipitation comparable remonte à 1978 !). Il serait donc stupide de prévoir et d’investir dans du matériel coûteux (chasse neige par exemple) pour l’utiliser une fois tous les 25 ans.
Il en est de même des réserves de sel qui se sont rapidement épuisées vu l’ampleur du problème cette année…
Le vrai problème n’est-il pas ailleurs ?
L’évolution de notre société moderne et le confort y afférent, ne nous ont-ils pas peu à peu fait oublier les contingences de la nature que même la technique la plus sophistiquée ne peut annihiler ?
Certes nous avons du verglas 2 ou 3 jours tous les ans et nous avons plus de difficultés que d’autres à combattre au vu des raisons objectives ci-dessus… Mais nous n’avons pas les inondations que certains connaissent en d’autres circonstances grâce à ces spécificités…
Avec un peu de bon sens, avec un peu de patience, la vie que nous qualifions de normale reprend son cours…
Mais la normalité n’est-elle pas qu’il y ait de la neige et du verglas en hiver, du soleil au printemps et en été et des feuilles mortes en automne…
Avec à chaque fois des conséquences : difficultés de déplacement avec neige et verglas, effets de la canicule en été, risque de dérapage sur les feuilles en automne…
C’est le rôle des pouvoirs publics d’essayer de prévoir les effets de ces perturbations climatiques sur le quotidien mais il est impossible de prévenir l’exceptionnel.
La modestie nous oblige à reconnaître nos limites…
Patrick MORIAU
Député-Bourgmestre