| Patrick Moriau DEPUTE - BOURGMESTRE VIE PUBLIQUE |
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Ce 20 mars 2003, 3 h 30 …
A nouveau, la guerre …
C’est reparti ! Le fils Bush a réédité l’offensive paternelle de 1991.
Le vieux rêve texan de s’approprier les richesses pétrolières de l’Irak va peut-être se réaliser …
Au mépris des Nations-Unies, de plus des 2/3 de l’opinion publique mondiale, malgré l’opposition de nombreux pays et non des moindres (France, Allemagne, Russie, Chine), l’administration Bush a décidé d’envahir l’Irak.
Une médiatisation tronquée (aucune preuve sérieuse n’a été présentée), un enterrement sans précédent des rapports des inspecteurs de l’ONU (Messieurs ALBARADEI et BLIX, chefs inspecteurs ont d’ailleurs démontré à maintes reprises que les preuves présentées par les responsables US étaient fausses), le Président Bush a pris le risque unilatéralement d’une guerre sans précédent.
En effet, au-delà des drames humains causés, les conséquences pour l’avenir ne seront sans nul doute pas sans effets.
Désormais, le rapport de force est instauré dans les règles de droit international ; le monde n’est plus soumis à l’état de droit. Qu’en sera-t-il de nos institutions internationales ? Notre monde risque désormais d’être soumis à la loi de la jungle où règne la loi du plus fort … Un nouvel ordre mondial est né !
Et pourtant, il restait des voies diplomatiques voire politiques pour instaurer la démocratie en lieu et place du régime dictatorial de Saddam Hussein, tyran qui ne mérite aucune pitié.
La Belgique avec d’autres états aura lutté jusqu’au bout pour faire respecter les règles de droit international.
Force, une fois de plus, est de constater l’impuissance politique d’une Europe, en plus divisée ainsi que l’arrogance affichée de l’Administration Bush et de ses alliés.
Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une chose à faire avant de reconstruire (non seulement l’Irak mais les relations internationales) c’est de souhaiter que cette guerre soit la plus rapide possible et qu’il y ait le moins de victimes possible.
Car derrière les nouveaux vocables « frappes chirurgicales » au lieu de bombardements, « dommages collatéraux » au lieu de victime, il y a toujours des milliers de vies brisées voire anéanties (en majorité des femmes et des enfants) comme ce fut le cas lors du « bombardement intelligent » de l’abri d’ALMRIYA à Bagdad le 13 février 1991.
Il n’y a pas qu’à Bagdad !
Ce fut le cas à chaque fois que la folie des hommes prenait le pas sur la raison !
Il n’y a pas de guerre propre !
Patrick MORIAU
Député-Bourgmestre